APRÈS SA PETITE VÉRÔLE
Air - 'L’instant d’après. ‘
D’ijn mal affreux qui tout dévore N e cra in s ! plus rien .
Tu vis ! il va serrçr encore Tendre liçn.
Lorsqu’on chérit son doux servage Trouvent toujours * '
Les yeux , le coeui\, même visage,.
Mêmes amours.
ROMANCES
C’est ainsi 40m fier de nia fiainrufe , J’aime à te voir. » ; .•
t’a beauté m’offrit de ton ame
Le vrai miroir.- *. ‘ ,
Des cieux Jp plus beau don te reste :
Bien moins pj isé , „ ' '
Le miroir seul , femme céleste ,
. Eh est brisé. *. •*
Si des femmes la médisance
Te poursuivait^ r -- Si des* hommes l’insouciance '
Un jour disait :
Des traits- nouveaux ont pris la place • • * • \
De traits si beaux ,
Je suis tout près d’en rendre grâce
A mes rivaux. ...» .
Amie, à son ami sa chère < .
Peut s’en passer.
'• ■ iiTi- / ■ ;p- •
n8 ROMANCES,
Un dieu n’a pü , dans sa col<*l,
Les effacer. . 1
C’est un voile dont rides Couvre
' .• • Pour mon bonheur 1 . ‘
* A moi seul l’amour lés découvre •
• Peints dans; mon coeur.
C’est là que j’ep, garde Sans cesse Doux souvenir.
Dis-moi quelle autre enchanteresse
Peut t’en bannir. >' ’
j> Mon ame à ton arare /fixée - ■
' ' - Toujours sera. ' . ‘
Ton image dans ma pensée
* Toujours vivra; ’ ■.*
D’autres cherchent l’objet', que j’aime,
Soins superflus I
Moi , je sais je retrouver même '
Où tu n’es plus , ,* '•<
ROMANCÉS* n 9
Dans tes traits revoir ei> image ,
Ceux de l’amour , •
Comme apparaît sous un nuage ,
L’astre du joqr. , - ' ,
Non , jamais un coeur qui t’adore
N’ai me à demi. ./ . .
Tu fus , tu sera.s belle, encore • • * Pour ton ami. - ‘
Toujours telle enfin-qü’ü t’a vue •
Il te verra, .
Toujours telle qu’il t’a connue-
• • 11 t’aimera.- • • . * •
Des vertus , des talents les charmes Tout reste en toi.
L’orgueil qui leur rendit les armes
S’accrpît en moi. , . .
L’impérissable attrait des grâces Survit en toi, ;
lad ROMANCES.
L’espoir de voler sur leurs traces
Renaît en moi. ' \ * •'
Aussi pure que tpi ,'ma flamme Brûle en mon cœur , - Mon ame puisa dans ton ame Soivtrait vainqueur. *
C’est tpi que j’avais cru' perdue .
C’est toi que j’ài... ,
Tout entière tu m’es renxhïe. . .
Rien p’est changé. •
ROMANCES