ÉPITRES
Oui, Fanni, c’est aux champs qu’enfin l’homme est son iqaître.
O du toit patemej attrait toujours puissent , '
Charme, pouvoir magique et toujours renaissant î Quels biens tà seule image a versés sur mon'être! Dès l’instant où mon coetfr s’euvrit au sentiment ,
Rappelant ma pensée. aux lieux qui m’ont vu traître,
Ton nom de mon exil adoucit le tourment.
Au sein des songes même offrant le bien suprême,
Il sut de mes, chagrins me faire des* plaisirs.
De loin, un cœur épris appelle ce qu’il aime ;
L’éloignement, l’absence irritent ses désirs. ,
Ainsi' rit a mes yeux le sol héréditaire;
Hier toujours charmant, demain toujours nouveau ;
De mes regrets lointains toujours^déposîtaîre :
Pour moi tout s’y présente en beau , \
Et , dafis mon erreur volontaire ,
Je ne vois point d’ombre au- tableau.
Mais quel prestige ici petit. encor me séduire?
Par dé faux noms mes pas seraient-ils arretés?
ÉPITR^S.
C’est l’objet de mes chants, l’amitié qui m’inspire,
Et sa voix me rappelle aux lieux que j’ai chantés. ,
J’y reviendrai. . . puissé-je , en mon heureux délire,
Oublier jusqu’au jour où je les ai quittés.
Oui , dieux hospitaliers , ennemis du parjure ,
Les champs , les champs , je vous lé jure , ... Auront mes derniers^M» et mon dernier soupir.
Ce cœur m’en donne l’assurance : •
C’est aux champs qüè j’ai pris paissance ,
C’est aux champs que je veux mourir.
ÉPITRtS.