‹ Poesies fugitivesChapitre 5 sur 59 · SUR* LA VANITÉ DES PLAJSIRS DU MONDE · texte numérisé non relu

SUR* LA VANITÉ DES PLAJSIRS DU MONDE

l’ai connu , ce mQndC'Si vanté

Que tes regards u’ont vu ,qu’en perspective,

Je Fai connu y -Fanni, j’ai regretté,

De nos aïeux la gaîté franche et vive ,

Leur bonhomie et leur simplicité , *

Et du vieux tems cette candeur, naïve 1

Qu’on trouve aux champs , qu’on perd à la cité.

Ces jeux bruyans d’une jeunesse active ,

Ce bois épais des bergers fréquenté ,

Où rougissant, la bergère craintive

Sur Le tilleul doucement agité .

é Pitres.

Jette , en passant , une qeillade furtive ; *

Ce pur nectar dans l’argile apporté

De la génisse , à la ferme captive ,

Tribut du soir sur l’herbe présenté ,

De ce ruisseau le courant argenté,

Et ce goûter préparé, sur la rive. .

Pour les dehors d’un éclat emprunté D’un nom fameux , ô chimère tardive!

Pour un vain bruit dans le$ airs répété^ Le fol honneur , hélas ! d’être cité,.

Que de„ plaisirs dont spi-même on se prive Tribut qu’au loin lève la vanité !

L’œil entrevoit uri séjour enchahté Mais Vu de près c’est le palais d’Armide Par la folie et l’orgueil inventé , "

Par l’artifice et la fraulde. habité ; ■ <

De tant d’erreurs j’ai reconnu le vide :

Hé quoi ?, c’est là ce que j’ai tant prisé !

Odes plaisirs illusion rapide , y> .

En mille éclats ton prisme s’est brisé.

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