SUR* LA VANITÉ DES PLAJSIRS DU MONDE
l’ai connu , ce mQndC'Si vanté
Que tes regards u’ont vu ,qu’en perspective,
Je Fai connu y -Fanni, j’ai regretté,
De nos aïeux la gaîté franche et vive ,
Leur bonhomie et leur simplicité , *
Et du vieux tems cette candeur, naïve 1
Qu’on trouve aux champs , qu’on perd à la cité.
Ces jeux bruyans d’une jeunesse active ,
Ce bois épais des bergers fréquenté ,
Où rougissant, la bergère craintive
Sur Le tilleul doucement agité .
é Pitres.
Jette , en passant , une qeillade furtive ; *
Ce pur nectar dans l’argile apporté
De la génisse , à la ferme captive ,
Tribut du soir sur l’herbe présenté ,
De ce ruisseau le courant argenté,
Et ce goûter préparé, sur la rive. .
Pour les dehors d’un éclat emprunté D’un nom fameux , ô chimère tardive!
Pour un vain bruit dans le$ airs répété^ Le fol honneur , hélas ! d’être cité,.
Que de„ plaisirs dont spi-même on se prive Tribut qu’au loin lève la vanité !
L’œil entrevoit uri séjour enchahté Mais Vu de près c’est le palais d’Armide Par la folie et l’orgueil inventé , "
Par l’artifice et la fraulde. habité ; ■ <
De tant d’erreurs j’ai reconnu le vide :
Hé quoi ?, c’est là ce que j’ai tant prisé !
Odes plaisirs illusion rapide , y> .
En mille éclats ton prisme s’est brisé.