POUR LE PORTRAIT DE M* LE COMTE DE BUFFON
La Natare ^ pour lui prodiguant sa richesse^ Dans son génie et dans ses traits A mis la force et la noblesse :
En la peignant^ il paya ses bienfaits.
IMITATION DE SAPHO(i).
Heureux celui qui près de toi soupire ;
Qui sur lui seul attire ces beaux yeux ,
Ce doux accent et ce tendre sourire !
Il est égal aux dieux^
De veine en veine, une subtile flamme Court dans mon sein , sitôt que je te vois ; Et dans le trouble où s'égare mon ame. Je demeure sans voix.
Je n'entends plus j un voile est sur ma vue ; Je rêve, et tombe en de douces langueurs ; Et sans haleine , interdite, éperdue, Je tremble, je me meurs.
(1) Ces vers furent compose's a la sollicitation de M. Tabbé Barthélémy , qui pria Fauteur de suivre ^ dans cçtte traduction, la mesure des vers saphiques.