‹ Poésies fugitives de Jacques DelilleChapitre 15 sur 45 · POUR LE PORTRAIT DE M* LE COMTE DE BUFFON · texte numérisé non relu

POUR LE PORTRAIT DE M* LE COMTE DE BUFFON

La Natare ^ pour lui prodiguant sa richesse^ Dans son génie et dans ses traits A mis la force et la noblesse :

En la peignant^ il paya ses bienfaits.

IMITATION DE SAPHO(i).

Heureux celui qui près de toi soupire ;

Qui sur lui seul attire ces beaux yeux ,

Ce doux accent et ce tendre sourire !

Il est égal aux dieux^

De veine en veine, une subtile flamme Court dans mon sein , sitôt que je te vois ; Et dans le trouble où s'égare mon ame. Je demeure sans voix.

Je n'entends plus j un voile est sur ma vue ; Je rêve, et tombe en de douces langueurs ; Et sans haleine , interdite, éperdue, Je tremble, je me meurs.

(1) Ces vers furent compose's a la sollicitation de M. Tabbé Barthélémy , qui pria Fauteur de suivre ^ dans cçtte traduction, la mesure des vers saphiques.

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