PASSAGE DU ST.-GOTHARD
Lucerne^ de ton lac que j^aimàis les rivages î Tantôt entre des bois et des roches sauvages^ Il resserre ses eaux ; tantôt en liberté Mon regard le découvre en son immensité.
Salut ! noble chapelle ; et toi , lieu mémorable , Où d'une main terrible, ensemble et secourable, Tell fit voler deux traits , et d'un bras triomphant Terrassa l'oppresseur , et sauva son enfant.
Voyez sur l'autre bord , sous un épais ombrage , Cet autre monument : là, contre l'esclavage S'armèrent trois héros, et leur sang indompté D'un peuple généreux scella la liberté.
Non celle qui se perd en des paroles vaines ,
Veut du sang pour offrande, et marche au bruit des chaînes j
Sur le bonheur public elle fonde ses droits ,
Prend la raison pour guide, et pour garde les lois.
Nous partons : nous voyons ces heux où la culture Partout nous montre l'art secondant la nature. D'un profit légitime un emploi fructueux , Et la simplicité d'un peuple vertueux.
Adieu, mâle Helvétie, où des Alpes altières Les éternels frimas nourrissent tes rivières ; Où l'étranger surpris voit des fleurs, des glaçons. Sur tes monts la nature, et l'art dans tes vallons 1
!»gg PASSAGE OP St.^IOTHARD.
Oà on thy rocks the wonderiûg eye shall gaze , Thy vallies oit tbe raptor'd bosom seek —
There , naturels haud her boldest work di^lays y Here^ bliss domestic beams oa every cheek.
Hope of my life 1 dear children of my heart !
That anzioQs hear ^ to each fond feeling trae y To you still pants each pleasnre to impart ,
And more— olitranaport^-^-reach ils home and you.
PASSAGE DU St.-GOTHAHD. 299
Souvent le voyageur, de tes roches hautaines, Verra d'un œil charmé la beauté de tes plaines , Tes prés fleuris, tes monts, leur sublime hauteur. Et dans tous les regards la douce paix du cœur.
Et vous , objets chéris de l'ame la plus tendre. Mes enfants, vous serez empressés de m'entendre ! Mes plaisirs partagés en deviendront plus doux : Ah ! je vais donc revoir et ma patrie et vous.
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