‹ PoésiesChapitre 18 sur 58 · ORIENTALE · texte numérisé non relu

ORIENTALE

Qu'il est beau, quand, suivi de ses guerriers rapides,

Il galope le sabre au poing, Versant ses cavaliers, ses Maures intrépides,

Sur l'ennemi qui fuit au loin!

Il faut le voir voler sur le champ de bataille,

Avec son cheval écumant, Superbe, dominant tout de sa haute taille :

Le combat est son élément.

De la sombre couleur sa veste blanche est teinte,

Rouge du sang qu'il a versé; Et longtemps, bien longtemps, le sol garde l'empreinte

Du noir sillon qu'il a tracé.

Son courage s'accroît lorsque s'accroît le nombre

Des ennemis et le danger.

Le soleil, quand il passe, est voilé par son ombre.

C'est le fier sultan de Tanger!

LA TIPE ET IA FFMME "J 9

Lc4 TITE ET LoA FEéMzME

n a dit, parait-il, de toute antiquité, Qu'un malheur est toujours d'un malheur escorté. C'est un bien vieux proverbe, et qui, pour être antique Et répété cent fois, n'est pas moins véridique.

La preuve, hier encor, m'en vint : j'avais cassé

Ma pipe, et contre moi furieux, courroucé,

Je déplorais mon sort, quand j'appris que la femme

A qui j'avais donné tout mon cœur et ma flamme,

Avait démérité de cet amour si pur.

J'en doutai tout d'abord; mais le fait était sûr.

Page 1