NET
SOC^^ET
ier soir comment, devant une femme, Mon malheureux cœur a-t-il donc cédé?... Depuis lors, sans cesse, ai-je demandé : « Comment ai-je pu vous aimer, Madame? »
Contre vous j'avais cuirassé mon âme,
A vous résister j'étais décidé;
Mais lorsque sur moi vous avez dardé
Ces beaux yeux où brille une étrange flamme,
Ces yeux noirs qui font pleurer tant d'amants. Et lorsque j'ai vu ces attraits charmants, Coquets enchanteurs que chacun courtise,
Devant vous il m'a bien fallu plier :
De vous adorer j'ai fait la sottise, Mais j'aurai l'esprit de vous oublier!
SOC^^ET
h! que d'amour perdu pendant les nuits d'été! Que de joyeux instants, fertiles en caresses, Consumés sans retour dans de vaines ivresses! Que de courage à bas! que de bonheur gâté!
Dans les spasmes mortels d'une âpre volupté, Que de talents, hélas! dans vos molles paresses, Vous nous avez flétris, sombres enchanteresses, Chaudes et folles nuits, ô nuits d'impureté!
Que de soleils éteints! Que de fraîcheur fanée! Que de cœurs de Poète — ô morne destinée! — Dans vos bras à jamais vous avez engourdis!
O vous que j'aimai tant, ô nuits ! pour tant de crimes, O nuits d'amour, ô nuits d'été, je vous maudis! Nuits de mort, vous faut-il de si nobles victimes!