L A MAIN
Loi m^Aivx,
aime la blancheur de la main, Le doigt bien fin, l'ongle bien rose La pâleur, auprès du carmin, Repose!
Quand je vois une belle main, La nuit je la retrouve en songe, Et souvent tout le lendemain J'y songe!
Et si quelque femme, demain, Me plaît et m'attire près d'elle, On pourra dire que sa main Est belle!
qA UC^E FEMéME
u m'as trahi : c'est bien ! Devais-je donc m'attendre, O femme, de ta part à de longues amours? Et devais-je espérer qu'affectueuse et tendre Tu me conserverais ton cœur aux mauvais jours?
Je t'aimai follement, et mon âme en ivresse Pensa trouver en toi de la fidélité; Je t'aimai d'un amour gai comme une caresse, Pur et resplendissant comme un soleil d'été!
Mais sans doute le ciel, sombre dans sa colère, Jaloux du doux espoir nue nourrissait mon cœur, A voulu me punir d'avoir pu, sur la terre, Un instant seulement aspirer au bonheur.
Le brouillard qui cachait ta trahison infâme A mes yeux aveuglés bientôt s'est dissipé, Et bientôt j'ai connu ce que valait ton âme : Je rends grâces à Dieu de m'avoir détrompé!
Comme un éclair qui luit au milieu de l'orage, Ton amour dans ma vie un moment a brillé. Sans finir ta chanson, pauvre oiseau de passage, Si vite loin de moi pourquoi t'ètre envolé?
C'est toi qui l'as voulu. Va donc! Je t'abandonne Au funeste avenir qu'il te plaît d'affronter. Tu m'as fait bien du mal; mais je te le pardonne, Pour le peu de bonheur que tu m'as fait goûter!
Adieu donc pour toujours, ô femme trois fois femme,
Par les attraits, l'orgueil et la fragilité!
Un instant a suffi pour éteindre la flamme
Qui brûlait pour toi seule en mon cœur enchanté!
NUX ALMA Çf
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heure des baisers, tendre et salutaire.
L'heure de l'amour enfin a sonné; Sur ton char obscur, d'étoiles orné, Lentement la Nuit descend sur la terre.
C'est l'instant charmant et plein de mystère, Où, de mille feux brillants sillonné, Le ciel peu à peu s'est illuminé; C'est l'heure où l'amant rêve solitaire.