‹ PoésiesChapitre 37 sur 58 · NOX ALMA · texte numérisé non relu

NOX ALMA

Tout parle d'amour : on sent voltiger, Doux et caressant, un zéphyr léger; La Lune paraît, et sa flamme pâle,

Projetant sur nous son reflet aimé, Répand dans la nuit sa clarté d'opale; Et de frais parfums l'air est embaumé!

SO^C^ET

'est demain le grand jour, demain l'heure suprême Où tu vas, pauvre enfant, à ta virginité Dire adieu pour toujours, quand ton sein agité Va s'offrir aux baisers de cet époux qui t'aime.

Quitte-le sans regret, ce sacré diadème De la douce candeur et de la pureté, Et prends sans peur celui de la maternité : Des plus saintes vertus il peut être l'emblème.

Alors, quand vous serez mère, et que vos enfants, Joyeux, vous donneront leurs baisers étouffants, De moi souvenez-vous, Madame!

Faites sans hésiter, en me tendant la main. De cet amour d'hier l'amitié de demain : C'est le seul souhait de mon âme.

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