A MA SŒUR
espectez-la toujours cette forme que j'aime, Cette forme divine et pure qu'Apollon Autrefois inventa dans le sacré vallon, Et qu'il fit resplendir d'une beauté suprême!
Sur ton front gracieux posons le diadème,
O Sonnet, toi qui n'es ni trop court, ni trop long,
Qui tantôt es Zéphyr et tantôt Aquilon!
Quel que tu sois, tu vaux toujours mieux qu'un poème.
LE SONNET IOf
Que de méchants auteurs t'ont péniblement fait, Qui sans repos longtemps ont torturé leur tète Pour mettre un avorton au jour, non un Sonnet;
La source vive sort, et, sans que rien l'arrête, Des fentes du rocher s'élance d'un seul jet : Ainsi tu dois jaillir de l'âme du Poète!
SOC^^ET
A M. ET Mme GEORGES ZISSY
ans le petit salon aux nuances foncées, Où, sur la cheminée, agile et gracieux, Trône le Dieu du vol, le messager des cieux, Le complaisant Mercure aux formes élancées,
Tout parle de bonheur et d'amours amassées; Sanctuaire élégant, calme et délicieux, On ne saurait trouver qu'il n'est pas spacieux, Tant il y tient toujours de charmantes pensées!