‹ Poésies: Iambes et poèmesChapitre 26 sur 80 · TERPSICHORE · texte numérisé non relu

TERPSICHORE

A quels tristes excès et quel débordement

La chair peut entraîner une race païenne ;

Pense, en ces temps de trouble et de rumeur humaine,

A quels abus de tout, même de liberté.

Peut monter comme un flot un peuple déhonté,

Un peuple qu'aucun frein ne modère et n'arrête.

Et qui, vers de grands buts ne tournant plus la tète

Et n'ayant plus au cœur de glorieux désirs,

Accoutume sa vie à de sales plaisirs :

Pense à cela, mon âme ; et, lorsque ta pensée

Sur un pareil sujet sera tout épuisée,

Jette un large soupir et plains le dévoùment

De quiconque ici-bas se met au monument

Pour avancer d'un pas le troupeau populaire ;

Plains de tout grand mortel le trépas volontaire;

Oh! plains surtout celui qui, souffrant de nos maux.

Gravit l'âpre colline, une croix sur le dos,

Et qui, pour détacher les hommes de la terre,

S'éleva vers le ciel des cimes du Calvaire.

Février 18^4.

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L'^^OUTi "DE LrA MO%T

11 EL AS 1 qui le croirait? ce fantôme hideux,

Ce monstre à l'œil éteint dans son orbite creux,

Au crâne sans cheveux et souillé de poussière,

Aux membres desséchés et froids comme la pierre,

A la teinte jaunâtre, à cette fade odeur

Qui vous met malgré vous le trouble dans le cœur ;

Tout ce je ne sais quoi qui n'est plus de la vie.

Que ne peut expliquer nulle philosophie,

Et dont l'entier silence et l'immobilité

Révèlent le néant dans sa difformité,

La Mort, ce laid produit de l'antique nature,

La Mort, le vaste effroi de toute créature,

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