‹ Poésies: Iambes et poèmesChapitre 60 sur 80 · IO · texte numérisé non relu

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Ah! pour elle Polymnie, La mère de l'harmonie, N'a que de rudes accents, Et les bruits de ses fabriques Sont les hymnes magnifiques Et les sublimes cantiques Qui font tressaillir ses sens.

Écoutez, écoutez, enfants des autres terres ! Enfants du continent, prêtez l'oreille aux vents Qui passent sur le front des villes ouvrières. Et ramassent au vol, comme flots de poussières.

Les cris humains qui montent de leurs flancs ; Ecoutez ces soupirs, ces longs gémissements Que vous laisse tomber leur aile vagabonde. Et puis vous me direz s'il est musique au monde Qui surpasse en terreur profonde Les chants lugubres qu'en ces lieux Des milliers de mortels élèvent jusqu'aux cieux!

Là, tous les instruments qui vibrent à l'oreille Sont enfants vio:oureux du fer ou de l'airain :

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