‹ Poésies inéditesChapitre 18 sur 82 · MED EL · texte numérisé non relu

MED EL

Loin des heureux Etats d*où son amour Tcxilc,

Kedemaudant partout son époux inconstant,

Attester tous les dieux garants de vos serments.

Hypsipyle a borne sa vengeance à ses larmes,

Mais croyez que Médée emploiera d*autrcs armes,

Que sa rage atteindra son infidèle époux.

Je sais (un bruit du moins Ta semé parmi nous)

Que Médée a caché dans l'obscure Scythie

Les restes malheureux de sa coupable vie;

Mais, quel que soit l'espace entre elle et vous, Seigneur,

Craignez tout de son art et tout de sa fureur.

JASON

Cesse de t'alarmer, cher Égisthe, mon âme

Ne connaîtra jamais la crainte d'une femme;

Et, quels que soient son art, ses appuis, ses fureurs,

Jason n'en sut jamais redouter que les pleurs.

Cependant, je l'avoue, une pitié secrète,

Même dans ces instants, rend ma joie imparfaite.

Je ne vois point sans peine au sein de ce palais

L'épouse de Jason, la fîlle d'Eétès,

Témoin de ce bonheur...

ÉGISTHE

Eh quoi 1 Seigneur, Médcc Serait-elle en ces lieux ?

JASOX.

Obscure et déguisée ^ Elle s'y cache, Ëgistlic, et sous un autre nom Se voile à tous les yeux €t surtout à Créoii.

lV::î 'c> Tvo wc Za. Grircc cm poorsuivi ses crimes. Lklju ntDf yciic cccrrc:^, qsi li sah en tous lieux. A îarè «le Iircr «ix~> sca sjLnç: odkvx Le meartre oe PcCoc, e^ 'csqce J^ns Aibène EHe dctt Rkiocter les suites de leur haine.

Cc|KnJ[ant, qa:tnd k tc€ ss'cntr'cwvrit ses Euin, Moi-même «k.ns sa co;zr )e corsiuisb ses pas; En illustre captiva à nu snite encluînce.

Jusqu'aux yeux de Cz>^n elle tut amenée.

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