‹ Poésies inédites de LamartineChapitre 27 sur 82 · LES PRÉCÉDENTES, LES DEUX FILS DE MÉDÉE · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTES, LES DEUX FILS DE MÉDÉE

MÉDÉE

Approchez, mes enfants!

Chers et malheureux fruits d'une union funeste, Rejetons adorés d'un sang que je déteste. Pour la dernière fois je vous tiens dans mes bras!

(avec violence]

Mais que dis-je? Non, non, nous ne nous quittons pas; Vous ne resterez pas au pouvoir d'un barbare ; Vous me suivrez !...

Ii'HISE.

Hélas! quel trouble vous égare?

MÉDÉE. 69

Madame, au nom des dieux, reprenez vos esprits. Vous leur dites adieu.

MÉDÉE

Je sais ee que je dis...

Mais le puis-je? Grands dieux, connais-je ma faiblesse? Oui, mais quoi ! leur aspect r mollit ma tendresse, Je me trouble, je sens expirer mes fureurs; J'ai besoin de courage, et je verse des pleurs! Je pleure... Éloigne-les.

IPHISE.

Quel horrible prestige!

Vous me les demandiez...

MÉDÉE, avec fureur.

Éloigne-les. te dis-je.

De cet appartement qu'on les fasse sortir. Oui, je sens que j'allais me laisser attendrir.

(à [phise]

Toi, cours au temple, Iphise, et viens en diligence Me dire si le crime a reçu sa vengeance.

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