‹ Poésies inéditesChapitre 14 sur 88 · L'ENFANT TRISTE · texte numérisé non relu

L'ENFANT TRISTE

Ialvre enfant, dans un jour d'effroi, L'amour a-t-il semé ta vie?

Tonnait-il fort? faisait-il froid?

N'entendait-on pas le beffroi?

Ta jeune mère eut- elle envie De mourir, dans ce jour d'effroi?

Pauvre enfant!

Chargés d'un vague souvenir.

Tes yeux tristes, mais sans colère, Se détournent de l'avenir.

Est-ce l'enfant qu'il doit punir?

Y vois-tu luire une lumière Qui réponde à ton souvenir?

Pauvre enfant !

Augure du jaloux amour, Ta poupée en tes bras cachée, Objet d'un culte sans retour,

Sous les soins ardents chaque jour Est-elle à ton cœur attachée.

L'augure du jaloux amour?

Pauvre enfant!

JERTÉ, pardonne-moi!

Fierté, je t'ai trahie !...

Une fois dans ma vie, Fierté, j'ai mieux aimé mon pauvre cœur que toi Tue, ou pardonne-moi !

Sans souci, sans effroi.

Comme on est dans l'enfance, J'étais là sans défense; Rien ne gardait mon cœur, rien ne veillait sur moi Où donc étais-tu, toi?

Fierté, pardonne-moi !

Fierté, je t'ai trahie !...

Une fois dans ma vie, Fierté, j'ai mieux aimé mon pauvre cœur que toi : Tue, ou pardonne-moi !

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