‹ PoésiesChapitre 23 sur 23 · VERS A MADAME DE GRÉCOUR · texte numérisé non relu

VERS A MADAME DE GRÉCOUR

Lje cygne aux rives du Méandre

Chantoit à ses derniers moments ;

Les nymphes de ces lieux charmants

Couroient en foule pour l'entendre.

Combien je rendrais grâce aux dieux, Moi qui dois bientôt perdre un reste de lumière ,

Si par des chants mélodieux Je pouvois signaler la (in de ma carrière! Mais que chanter alors? Je chanterois Grécour, Son esprit juste et fin, sa grâce enchanteresse, De son maintien décent la modeste noblesse ,

Ses yeux inspirant lour-à-tour Les craintes, les désirs, le respect, et l'amour. Un seul de leurs regards aux nymphes les plus belles

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Pourroit enlever leurs amants ; Elle les rendroit inconstants Pour les rendre à jamais fidèles.

Sans doute en chantant sa beauté , Occupé tout entier d'une si douce image, D'un cœur qui sut aimer je pourrois faire usage

Et retrouver la volupté :

J'entends la volupté qui convient à mon âge,

L'amour d'un vieillard enchanté Qui rend , sans rien prétendre , un pur et tendn

hommage.

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