‹ Poésies (volume 2)Chapitre 17 sur 72 · HOMMAGE · texte numérisé non relu

HOMMAGE

Et tant de fois, le soir, de nos fêtes publiques La résine à mes yeux éclaira tes portiques , Que les rouges reflets jetés sur tes arceaux Ne me rappellent plus cette nocturne orgie Où Rome, courtisane à la sombre énergie , Brûlait des chrétiens pour flambeaux.

Aussi, quand je f amène une amitié choisie Pèlerine de Fart et de la poésie , Je lui laisse chercher la place de César, Celle des proconsuls et des nobles familles , Et celle que Vesta réservait à ses filles Dont rindex était un poignard \

Rêvant à d'autres jours , mon esprit sympathique Refait du souvenir son enceinte gothique Catholique berceau de notre saint Castor , De tes vieilles maisons la multitude obscure * Rampant sur tes gradins comme une moisissure Sur récorce d'un chêne mort. •

Et je crois encor voir Tessaim déjeunes filles Qui chantaient en filant le lin de leurs familles

* Le dernier coup était porté au gladiateur vaincu à un signal de la vestale qui occupait une place d'honneur aux amphithéâtres.

* Ces maisons , qui renrermaient près de 2,000 habitants, ont existé jusqu'à la fin de TEmpire.

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