‹ Poésies (volume 2)Chapitre 32 sur 72 · A M. L*ABBÉ F. DE LAMENNAIS · texte numérisé non relu

A M. L*ABBÉ F. DE LAMENNAIS

Le Seigneur Ten retire et pardonne à son crime, Ézëchias, chantant son cantique sublime , Trompe Tavidité du gouffre du trépas.

Je n'attends pas ici le céleste royaume ,

J'attends ce demi-jour où peut prétendre Thomme.

Je crois que tous ces os blanchis et parsemés

Sur ce désert sans fin que le soleil dévore

Sous un souffle vivant se lèveront. J'ignore

S'il viendra du couchant , s'il viendra de l'aurore ;

Mais je crois fermement qu'ils seront ranimés.

grand homme , pardonne à ce hardi langage !

Sur ton front foudroyé d'autres jettent l'outrage ; Mais mon cœur a banni tout sentiment amer.

Ah ! loin de t' affliger, que ma voix te console ! C'est toi qui la formas , c'est ta propre parole. Un parfum qui retombe au sein de sa corolle , Un modeste ruisseau qui retourne à la mer.

Une angoisse accablante a submergé ton être ; Ta veillée est semblable à celle de ton maître , Quand le calice amer s'offrit devant ses yeux. De l'esprit séducteur la perfide louange...

Les reproches divins.... Il te faudrait un aijge Afin de t'assister dans ce combat étrange Qui te plonge aux enfers ou te remonte aux cieux.

A M. L*ABBË F. DE LAMENNAIS. 7S

Aussi nous supplîrons le Seigneur en silence Que tes jours d'autrefois pèsent dans la balance, Si sous la main du Christ encor tu te cabrais, Pour que sur ses genoux enfin tu te reposes , Et que ses doigts divins sur tes paupières closes Passent, et, les ouvrant, te fassent voir les choses Qu'il dévoilait jadis à Tange de Cambrai

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