Livre ta chevelure au souffle de zéphyre
Ah ! lorsque sur les miens se fixeront tes yeux,
Je ne veux pour témoins que les flots et les deux ;
Lorsque ta douce voix ravira l'étendue,
Que de moi seulement elle soit entendue !
Tu sais dans quel délire et quelle anxiété
Tes charmes enivrants quelquefois m'ont jeté,
Combien mon cœur ressent de jalouses atteintes ;
Mais je sens, sur la mer, s'évanouir mes craintes
Avec ce bord où j'ai laissé tous mes rivaux ,
Et^i semble en fuyant s'abîmer sous les eaux.