QUI M*ONT ADRESSÉ DES VERS
Qu'il faut jeter de nuit au tour d'un hôpital. Oh ! qu'il est bon alors que quelque ami sublime Au talent qui rougit rende sa propre estime, Ramène dans le ciel son esprit qui s'abat , Et , faisant à ses yeux luire son propre éclat , Lui fasse incontinent , de sa main qui défaille, Palper son diadème ou mesurer sa taille !
mes amis ! ô vous dont les vers bienfaisants M'ont donné cette aumône en des jours languissants, Que le ciel vous bénisse et la muse vous aime , Si la muse est un bien et non un anathème !
Qu'elle ôte de sa main les pierres sous vos pas, Que son feu vous éclaire et ne vous brûle pas. Qu'elle éloigne surtout de vous ce mal de l'âme A qui votre parole a servi de dictame !
Amis, soyez bénis ! de vos chants assisté, J'ai repris le chemin de l'immortalité.
Soyez bénis ! par vous, raffermissant mon âme, L'espoir a rétiré mes écrits delà flamme, Et m'a montré du doigt, en mots mystérieux, Ha sainte mission écrite dans les cieux.