‹ Poésies (volume 2)Chapitre 70 sur 72 · A TOUS CEUX · texte numérisé non relu

A TOUS CEUX

El dont Tombre, en passant, sur leur immensité Dispensa la splendeur, la vie et la beauté.

Oh ! la muse qui tombe en cette idolâtrie, Veuve des eaux du ciel , sera bientôt flétrie. Du SUPERBE VIOL dont parle Alighieri Son orgueil s'est repu , mais son âme a péri. Émule de Satan , son cantique sublime.

Commencé dans le ciel, se finit dans l'abîme ; Et , fils de la lumière adopté par la nuit , 11 enrichit l'enfer de son farouche ennui.

Mais aussi le poëte a ses moments de doute Où tout ce qu'il produit l'ennuie et le dégoûte , Où son désir de gloire est pareil à l'affront Qui fait que l'âme est triste et qu'on baisse le front , Où le mépris de soi nous rend d'humeur si sombre Que l'on voudrait pouvoir s'arracher de son ombre , Où l'on porte la lyre en dessous du manteau Comme un brigand ferait d'un ignoble couteau , Où l'ardeur qui nous brûle est amère folie, Où tout ce qu'on entend et voit nous humilie , Où dans chaque sourire ni aans chaque coup d'œil On croit voir un brocardl-umber sur notre orgueil, Tout le ricanement dilWKînon de la prose , Où tout ce que le monde a de sots nous impose. Où Fœuvre la plus belle est un enfant de mal

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