‹ Poésies (volume 2)Chapitre 8 sur 72 · NOTICE. XVII · texte numérisé non relu

NOTICE. XVII

et respire à Taise sous les vastes ombrages de la fontaine.

Aux jours qu'il peut consacrer à de poétiques pèlerinages^ il va saluer le pont du Gard , les monuments d'Arles, ou s'achemine vers Algues-Mortes.

Sa poésie a toujours un but utile et élevé. On y reconnaît ce qui fait le chantre inspiré, le mtes à Tesprit divin , à la voix retentissante. Il nous rappelle ces hommes antiques qui portaient haut la tête, sentaient ruisseler dans leurs veines un sang généreux, et avaient une âme élëgiaque pleine de compassion pour les misères de Thumanité. Son premier recueil, parfaitement un dans sa tendance, est varié dans la forme et dans le choix des sujets. Il ne nous semble pas que J. Reboul ait jamais voulu suivre les traces d'aucun maître ; c'est en gardant son indépendance qu'il a surtout mérité de fixer les regards.

La critique lui a reproché de ne pas faire entendre des accents auxquels on pût reconnaître le barde échappé des rangs du peuple ; elle eût voulu que le boulanger se révélât surtout dans ses vers. Il ne pouvait en être ainsi. Le poëte a bu , comme tant d'autres, aux tristes sources de la science ; c'est un homme mûri au soleil de la civilisation des grandes villes ; il a lu et médité. Il plonge le regard dans l'histoire avec une vive pénétration , et prononce sur les hommes et sur les choses des jugements d'une grande sagesse.

Nous avons textuellement emprunté ces détails bio*

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