XVI NOTICE
peuple et la Ixmrgeoiêie, Il est fidèle historien quand il rappelle le petit escalier tournant situé dans un angle de rue, puis le grenier sur le plancher duquel est amoncelé, en tas séparés^ iu froment de qualités différentes, les petites vallées que ces montagnes nourricières forment entre elles ^ et, au bout de dix pas, la porte d'une ckam» bre dont la simplicité est presque monastique: des rtdeaux blancs au lit et à la croisée , quelques chaises de paille, un bureau de noyer, un crucifix d* ivoire, un modeste canapé, formant tout l'ameublement.
Cette cbambre si simple a reçu bien des visiteurs illustres; elle a vu arriver bien des hommages de livres ou de lettres aux sceaux armoriés. Autour du cadre d'une glace brillent des cartes de hauts personnages, de princes étrangers et d'écrivains distingués.
Ses lectures favorites sont la Bible et Corneille. Il professe une admiration particulière pour la littérature espagnole, et cite avec enthousiasme des fragments du romancero du Cid.
Pour lui la poésie n'est pas une affaire d'art ou d'intérêt, mais une sainte mission ; c'est encore une amie à laquelle il ne confie les secrètes pensées de l'âme et l'exubérante affection du cœur qu'aux seuls jours où elle est souriante et où l'esprit souffrant sent le besoin de sa causerie.
Entouré d'imposantes ruines, Reboul se plaît à visiter ces témoins d'une civilisation disparue ; il fait avec amour les honneurs des Arènes par lui chantées,