A M. L’ABBÉ F. DE LA MENNA1S
Du candélabre éteint la mèche fume encore ,
Et l’Esprit-Saint a dit qu'il ne Féteindrait pas.
Ninive a parcouru la moitié de F abîme ,
Le Seigneur Fen retire , et pardonne a son crime ; Ezéchias , chantant son cantique sublime ,
Trompe l'avidité du gouffre du trépas.
Je n’attends pas ici le céleste royaume ,
J'attends ce demi-jour où peut prétendre l’homme.; Je crois que tous ces os blanchis et parsemés Sur ce désert sans fin que le soleil dévore ,
Sous un souffle vivant se lèveront. J’ignore
S’il viendra du couchant , s’il viendra de l’aurore ;
Mais je crois fermement qu’ils seront ranimés.
O grand homme , pardonne à ce hardi langage 1 Sur ton front foudroyé d’autres jettent l'outrage ; Mais mon cœur a banni tout sentiment amer.
Ah ! loin de t affliger , que ma voix te console :
C’est toi qui la formas, c'est ta propre parole,