A M. L’ABBÉ F. DE LA MENNAIS
Honneur à qui combat pour que ce temps surgisse... Rêve de La Mennais ! mais rêve cependant !
Hélas ! les rois n’ont pas seuls trompé notre attente La populace aussi compte une ère sanglante.
Alors la liberté voila ses yeux de pleurs ;
Le tyran , en haillons , n’en fut que plus farouche. Tout système a passé par la pierre de touche : Jamais le genre humain , so tournant sur sa couche N’a pu complètement endormir ses douleurs.
Chaque jour qui se perd dans l’abîme des âges,
Ne varie après tout que l’aspect des orages ,
Et ne fait que changer le mode de souffrir. Toi-même tu l’as dit , l’exil est sur la terre ,
Les cris de l’opprimé ne s’y peuvent pas taire, L’injustice y possède un sceptre héréditaire Qu’a son poignet de fer nul ne pourra ravir.
Et puis , quelle que soit la nuit que I on abhorre ,