A LA MER
La lame tortueuse en son vaste repli Semble a moitié déjà l’avoir enseveli ;
Mais bientôt l’exhumant de sa fosse écumantc ,
Et le faisant encor dominer la tourmente ,
Elle laisse tomber et brise sur l’écueil Celui que tu portais naguère avec orgueil ,
Dont les ailes aux vents et les flancs dans les ondes Dévoraient la distance et rapprochaient les mondes L’abîme qui se creuse en immenses labours Disperse scs débris. Ainsi de ses faubourgs,
A la voix d’un tribun la foule déloyale Sort et vient assaillir la demeure royale ,
Déborde dans les cours , inonde les jardins,
Du trône fracassé submerge les gradins,
Et retourne en faisant flotter sur ses épaules Du suprême pouvoir les malheureux symboles :
Des lambeaux de velours , des diadèmes d’or ,
Que , prosterné , la veille on adorait encor.
C’rsprit ot les 60119.
— Septembre 1852, —
4e ÉDITÎGN
Ces terribles combats des sens et de l'esprit ,
Où , tour à tour vainqueur, chacun d’eux dépérit , Mon Dieu ! jusques à quand dureront-ils encore ? Pourquoi ne pas hâter notre dernière aurore ?
Si Phomme , alors , reprend toute son unité ,
Et dans ta volonté trouve sa volonté ,