‹ Poésies (volume 3)Chapitre 55 sur 68 · DG · texte numérisé non relu

DG

Keuia des autels la sainte obscurité ;

Si le blasphème altier m’imposant son délire Put jamais arracher un seul son de ma lyre ,

Si les profanateurs, dans leurs jours triomphans , M’ont jamais fait rougir d'être un de tes en fans. Tu sais quelle tristesse en secret me consume , Tristesse dont toi seul peux savoir l’amertume , Chaque fois que le siècle a , d’un ton solennel , Prophétisé la fin de ton règne éternel ;

Quand sa science impie , étendant son ravage ,

De tes livres sacrés efface quelque page ;

Et quand dans mon esprit passe le doute impur , Comme un nuage noir sur un beau ciel d’azur ; Si je n’apporte pas dans son ombre grossière Du flambeau de la foi l'éclatante lumière ;

Si je ne brise pas ma superbe raison ,

Comme le vase impur qu’a souillé le poison !

J’ai tout mis à tes pieds , Seigneur , et ta justice Donnera quelque chose à ce grand sacrifice.

Contre le Dey ï>’2Ugcr.

— Juillet 1830. —

L'GiiiéilUion

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