‹ Poésies (volume 5)Chapitre 12 sur 63 · SOUPIR · texte numérisé non relu

SOUPIR

Tout soleil naît, s'élève et tombe; Tout trône est artificiel; La plus haute gloire succombe; Tout s'épanouit pour la tombe , Et rien n'est brillant que le ciel.

Navigateur d'un jour d'orage , Jouet des vagues, le mortel, Repoussé de chaque rivage , Ne voit qu'écueil sur son passage.

Et rien n'est calme que le ciel.

CONSOLATION SI' Il L'OUBLI.

— Septembre 1833. —

Coitôolation dur l'€)ublt.

Goutte à goutte long-temps dans ma coupe modeste

J'ai recueilli des fleurs l'humidité céleste;

Si la main de l'oubli me la renverse , alors

Que je l'aurai remplie à couler par les bords ,

Le ciel me donnera de contempler sans peine

Mes odorans travaux répandus sur l'arène ,

Et le jour accablant de chaleur et d'ennui ,

Dévorant ces parfums enlevés à la nuit.

Avant que de ma vie apparaisse le terme ^

Que je puisse épancher l'hymne que je renferme î

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