‹ Poésies (volume 5)Chapitre 45 sur 63 · S4 ELLE EST MALADE · texte numérisé non relu

S4 ELLE EST MALADE

Si jamais (que ce jour se tienne loin encor! ) Si , repliant ton cou sous l'aile de la mort,

Tu t'endormais, ô ma colombe.

De balcon en balcon je n'irais pas le soir Chanter afin qu'une autre à mes yeux se fit voir,

Mais j'irais m'asseoir sur ta tombe.

Et là , le front baissé, les yeux mouillés de pleurs , Je te réveillerais sous mes vives douleurs;

Et le bruit de ton vol funèbre , En passant à travers le saule aux longs cheveux , Me serait préférable aux plus tendres aveux

De la beauté la plus célèbre.

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