‹ PoésiesChapitre 21 sur 75 · ACCABLEMENT · texte numérisé non relu

ACCABLEMENT

)<? précoces chagrins sont d'utiles leçons ;

Is cimentent parfois quelque destin suprême ;

:ar r homme est le premier complaisant de soi-même»)!)

3a plus que le présent Tavenir pamtt beau ,

,, d'attente en attente, on arrive au tombeau ;

Ton voit de-ses jours décroître la lumière

^puis qu'on se souvient d'une aurore première ;

; le bonheur, toujours remis au lendemain ,

assemble au feu follet que Fou poursuit en vain

1 nuit dans la forêt , et dont Tâme épuisée

st , au bord d*un abtme, enfin désabusée,

oand des rires moqueurs et d'infernales voix

datent et s'en vont mourir au fond des bois.

ar des esprits impurs Tallégresse est extrême

ittand un espoir s'abjure et se dit anathëme ;

It je sais ce qu'il est d'amer dans ce réveil ,

ilt je sens que j'ai fait un pénible sommeil ;

i)t j'ai vu s'écouler les songes de ma vie ,

îltme voilà sembls^le à la sourde tarie

^ontles feux dévorants de l'ardente saison

)Dt desséché le sable et brûlé le gazon ,

^ Farbre privé d'eau , mort , et dont le squelette

dessine sur le ciel sa triste silhouette;

î^t mon œil cherche en vain tous ses enchantements;

^t la mort m'a rayi des fantômes charmants

^omme pour avertir mon âme solitaire

^ne plus demander des amours à la terre ;

St mon cœur, dans le vide et dans l'isolement •

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