M ACCABLEMENT
A senti le dernier degré d^accablement.
Et quand il est blessé par un secret outrage^ Qu'une froide p&lçur me goutto le visage, Que je rentre, Tœil triste et le front abattu , Personne qui me dise : « Oh ! mon ami , qn*as-ta a Tu souffî-es, je le sens, car ton &me est la mienn Hâtez la nuit , mon Dieu , puisqu'il faut qu'elle vie Puisque chaque soleil i mon regard blasé Se lève chaque jour plus, terne et plus usé ; Que ma barque, exposée au soleil surla grève, Espère vainement un flot qui la soulève , L'arrache dace bord quifeit son désespoir Et dans l'illusion la berce jusqu'au soir ; Puisque rien ne peut plus me tromper sur la terre, Que le printemps sans fleurs et les bois sans mystèi N'ont plus de doux parfums et de charmantes voix Que tout éclat pâlit sitôt que je le vois , Que mon œil ne peut plus aimer aucune étoile Sans que la froide mort la couvre de son voile , Puisqu'enfln , m'abusant depuis que je suis né , Entre le monde et moi tout paraît terminé !
it ^ottltu bt (Sintst.
il jv« 90410^410» atm stùmae*
- Mai 1834. -
Te souvient-il du jour où , tout rayonnant d'aise ,
Nous allâmes ensemble au moulin de Genèse?
Nous nous étions promis de joyeux passe-temps
Et de riants aspects naturels au printemps,
Des bruits mystérieux de feuilles, doux à Tâme
Comme le frôlement d'une robe de femme,
Et le balancement des rameaux des bosquets ,
L'abeille bourdonnant de bouquets en bouquets.
Et la source élançant son onde cristalline
Du tronc d'un saule vieux ou d'un mur en ruine,
Et dont Iq flot, roulant sur le caillou nacré,
D'iris, de nénuphar voit son cours diapré,
Et puis le rossignol chantant dans l'a ubépine ,