‹ PoésiesChapitre 51 sur 75 · LE POÈTE · texte numérisé non relu

LE POÈTE

Suspendez , ô mon Dieu ! suspendez vos reproche» Ils pèsent sur mon sein , semblables à des roches

Dont il se sentirait broyer; Votre souiBe irrité brûle comme la flamme :

Si vous parlez encor, vous réduirez mon &me Gomme la cendre du foyer.

Ainsi, vous commandez que ma lyre proscrive Le profane festin où Ton m'a vu convive ;

Que la voix d'un faible mortel Au monde perverti parle avec énergie.

BSais a-t-on jamais vu les vases de Porgie

Aux saints usages de Tautel?

Bêlas ! j'ai parcouru la commune carrière , Mes sandales encor en gardent la poussière ;

Moi, proclamer vos jugements l lies lèvres pour cela ne sont pas assez pures , Ht peut-être ai-je aussi dans ces mers d'impostures

Jeté ma part d'égarements !

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