‹ PoésiesChapitre 56 sur 75 · CHANT DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHANT DEUXIÈME

nyre du désert, Memphis aux grands tombeaux,

i, Carthage, Tyr, souveraine des eaux;

16 que le Seigneur dota d'un double glaive :

force qui détruit , et l'esprit qui relève ;

ylone qui vit, sous son brûlant baiser,

l'antique Orient la vigueur s'épuiser;

ive pénitente , et la triste Solyme

de toutes ses sœurs a surpassé le crime ;

modernes États , et mille nations

it nulle bouche encor n'a proféré les noms.

comme mon regard voulait les reconnaître

nt notre vie est loin du mode de leur être) ,

s nous fuyaient ; et, dans de sombres profondeurs,

rait s'évanouir leur forme de vapeurs.

vis cependant un à la stature immense , semblait d'un œil fler supporter ma présence, qu'il me reconnût pour un de ses enfants , ïue , dernier: instinct de ses jours triomphants, [u'au sein de la mort son âme audacieuse t la peur ou la fuite une chose honteuse, vêtement brumeux, semblable au manteau noir t la nuit vient couvrir les épaules du soir, ibant Jusqu'à ses pieds en longues draperies, ait confusément des lambeaux d'armoiries, abeilles, les lys, et l'aigle , et le niveau.

40 LE DEENIEE JOUR.

Et de Taltier Gaulois le vigilant oiseau, Et d'autres écussons inconnus que sa robe, Dans rampleur de ses plis , à moitié me dérobe.

Et je dis à celui dont le bras ravisseur M'avait mis dans ce lieu d'éternelle torpeur : <c Si ce n'est pas ici qu'il faut que je demeure , « Oh ! laisse-moi du moins y reposer une heure ; « Je suis impatientd'interrogerj. d'ouïr « Le fantôme qui seul n'a pas voulu nous fuir :

' <i Si la mort cependant peut comprendre la vie. ^ Et mon ange soudain contente mon envie , Et, tombant tout à coup du haut de notre vol, Vers l'endroit désh* me fait toucher le sol , Et, loin de moi, l'œil triste et la tète baissée, S'assied comme accablé d'une amère pensée.

Et je dis aussitôt au fantôme géant :

« Dis-moi quel nom, avant ton entrée au néant, « La langue des humains te donnait sur la terre? « —On m'appelait la France, ô mon fils !— ma mèï « Te voilà donc aussi dans ces mornes déserts, « Toi dont le sort faisait celui de l'univers! c( Toi qui tenais, au son de ta moindre parole, « Les peuples suspendus, de l'un k l'autre pôle ,

. (( Et que l'on voyait , même aux jours de tes maiheui « Du contact de ta gloire illustrer tes vainqueurs.

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