À MA LYRE
* — l8St. —
Aux jours de ténèbres profondes.
Tout chantre sublime est jeté Comme un soleil parmi les mondes, Pour leur prodiguer sia clarté :
Astre choisi, si je dois luire , Que mes rayons soient bienfaisants !
Souviens-toi du ciel , ôùH lyré^ Car c*est du ciel que tu descends.
Aujourd'hui quel besôiti immense Du souvenir de ton berceau !
La raison passe pour démëiôte Et la torche pour uti flambeaà ; L*orgueil reoommienûe & cài^^mirè Au pied refroidi dès volcans.
A MA LTRB.
Soavi^s-toi du ciel , d ma lyre , .
Car c'est du ciel que tu descends.
Nos sages nous disent encore :
a Peuples , h&tez votre réveil !
a D'un plus beau jour chantez Faurore!.. »
Et c'est le coucher du soleil.
Le lendemain ne se peut lire
Sur des signes plus effrayants.
Souviens-toi du ciel, ô ma lyre ,
Car c'est du ciel que tu descends.
Le pouvoir dans sa main débile Sent expirer Tautorité ; Son drapeau descend immobile Le long de son mât attristé ; On appelle en vain le zéphyre Autour de ses plis languissants.
Souviens-toi du ciel , ô ma lyre , Car c'est du ciel que tu descends.
Déjà de nos derniers orages A peine expirant dans les airs S'élèvent les mêmes nuages Sillonnés des mêmes éclairs. Que des tonnerres qui vont bruira Ne s'intimident pas nos chants *