‹ PoésiesChapitre 7 sur 75 · À MA LYRE · texte numérisé non relu

À MA LYRE

* — l8St. —

Aux jours de ténèbres profondes.

Tout chantre sublime est jeté Comme un soleil parmi les mondes, Pour leur prodiguer sia clarté :

Astre choisi, si je dois luire , Que mes rayons soient bienfaisants !

Souviens-toi du ciel , ôùH lyré^ Car c*est du ciel que tu descends.

Aujourd'hui quel besôiti immense Du souvenir de ton berceau !

La raison passe pour démëiôte Et la torche pour uti flambeaà ; L*orgueil reoommienûe & cài^^mirè Au pied refroidi dès volcans.

A MA LTRB.

Soavi^s-toi du ciel , d ma lyre , .

Car c'est du ciel que tu descends.

Nos sages nous disent encore :

a Peuples , h&tez votre réveil !

a D'un plus beau jour chantez Faurore!.. »

Et c'est le coucher du soleil.

Le lendemain ne se peut lire

Sur des signes plus effrayants.

Souviens-toi du ciel, ô ma lyre ,

Car c'est du ciel que tu descends.

Le pouvoir dans sa main débile Sent expirer Tautorité ; Son drapeau descend immobile Le long de son mât attristé ; On appelle en vain le zéphyre Autour de ses plis languissants.

Souviens-toi du ciel , ô ma lyre , Car c'est du ciel que tu descends.

Déjà de nos derniers orages A peine expirant dans les airs S'élèvent les mêmes nuages Sillonnés des mêmes éclairs. Que des tonnerres qui vont bruira Ne s'intimident pas nos chants *

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