‹ PoésiesChapitre 75 sur 75 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Et mon rêve se rompt à force de terreur :

Je m'éveille baigné d'une froide sueur ; Et je me ressouvins que, par la pénitence, Ninive fit jadis révoquer sa sentence.

Et m'écriai : Seigneur, reste encor parmi nous. Ne livre pas le monde à ton dernier courroux ; Car sa raison superbe, avouant sa défaite.

Commence & s'effrayer de la nuit qu'il s'est faite, Mais chacun de ses fils, pour sortir du trépas. Sur le'bord de sa fosse appuie en vain les bras. Viens leur tendre la main et dénouer leurs langes : Qu'ils recouvrent la vie et chantent tes louanges ! Puise des jours de plus dans ton éternité Et donne-les au temps qui semble être arrêté, Pour que le vieil Adam se purifie encore Et s'offre moins coupable à sa dernière aurore.

NOTES

BV CHAHT BZXISMS

NOTE I"

Je B aperçois plus rien dans Timmense étendue ; 3ur tout ce qui vivait ma main s'est étendue.

( Page i85y vers 9 et 10.)

Toute cette tirade n'est que le développement de ces mots de l'Écriture; «O mort, où est ta vietoiretetqu'as-tu fait de4oo aiguillon?»

NOTE II

Écueil des premiers jours, vieui serpent, ô mon père . Toi par qui le péché m'engendra sur la terre.

(Pi^e 187, vers i5 et 16.)

Le Seigpeur,, dit le sage, n'a point fait la mort, car le règne de Tenfer n'était point au commencement sur la terre. L'homme en sortant des aiains de Dieu ne se sefttait travaillé par aucun principe de iierroption. S'il fit demeuré obéissaBt,

la mort lai eût été un mal à jamais inconnu , et rincorraptibilité de son âme passante son corps, on eût yu rimmortalité compagne inséparable de Finnocence. Adam , après ayoir accompli les commandements du Seigneur, serait parvenu au séjour céleste , non par la route du tombeau , mais comme Enoch , par un ravissement

NOTE III

Qu*à la mort de la Mort par un second hym«n , La matière et Vesprit se redonnent la main.

(Page i88, Ten i5 et x6

11 y a eu de nos jours des philosophes humanitaires qui voulaient, disaient-ils , réhabililer la chair, comme si le christianisme rayait anathématisée, comme si, par la promesse de la résdnection de l'homme en corps et en esprit, il ne Tavait pas immortalisée et rendue en quelque sorte participante de la nature céleste. Se» désirs n'ont pas même été proscrits, ils ont été seulement réglés, et ees salutaires restrictions tournent au bénéfice de ses jouissance^. C'est de là qu'est née la pudeur, sans laquelle il n'y a point d'amour, j'aUais presque dire point de voluptés ; le vice même est de cet avis. Mais en de pareilles matières on ne peut pas tout dire; le libertinage est là avec son rire stupide pour accueillir vos paroles, ou, chose plus malheureuse, pour les interpréter à contre-sens et les tourner contre la vertu.

NO.TE IV

Mais du foyer cenbrat la lave sort eucor.

L'emporte enfin sur l'onde et donne à tout la mort.

(Page 192, Ters i et 2.)

Les dogmes de la fin du monde , d'un lieu de parîQpation temporaire, du jugement dernier^ et d'une éternité soit de

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