‹ PoésiesChapitre 9 sur 75 · A MA LYRE · texte numérisé non relu

A MA LYRE

Souviens-toi du ciel, ô ma lyre.

Car o*est du ciel que ta d(B$cepd$.

Parcourons toute la carrière, Quoiqu'ella soit dans le désert.

Préfère aux autels de Voltaire Le grabat du pauvre Gilbert. .

Que ma bouche, avant que j'expire»

Puisse avouer tous tes accents.

Souviens-toi du ciel, 6 ma lyre, ' rCar c'est du ciel que tii descends.

i^vKssswism*

^ Septembre 48S6 «m.

Christ! délivre-nous de l'intime blasphème, Où notre âme s'abjure et s'oublie elle-même , Où , tel qu'un vil brigand , notre esprit se tient coi Dans les sombres détours des cavernes du moi. Et guette, protégé fa,t les ombres du doute.

Que la foi vienne seule à passer sur la route, Pour s'élancer sur elle , un poignard à la main , Et l'étendre mourante au milieu du chemm !

Ce qui ne peut mourir travaille à sa ruine , Et rejette vers toi son essence divine, Ainsi qu'un vil présent qui manque son effet Et qu*on fait renvoyer à celui qui Ta' fait.

Que dis-je? ce n'est plus sourdement que les hommes Évoquent du néant tes désastreux fantômes :

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