‹ PoésiesChapitre 10 sur 75 · AU CHRIST · texte numérisé non relu

AU CHRIST

Ces pensers ont quitté leur ténébreux séjour , Ils Tolent avec Tair et biiiissent au grand jour; Et tout ce qui se voit , s*entend et se respire Semble pronostiquer la fin de ton empire.

Dévouer à Toubli ton autel déserté.

Si tu pouvais finir, roi de Fétemité , Pour celui qui les fit si le temps et Tespace Pouvaient un jour manquer de durée et de place I Et pourtant , je ne sois quelle stupide humeur S'obstine à mesurer tes jours à ce qui meurt , Conune au temps douloureux de ton ignominie.

Où tu té trouvas seul avec ton agonie , Où du haut de la croix tes bras semblaient, ouverts. Vouloir dans ton amour étreindre l'univers.

Christ ! ta passion aujourd'hui recommence Par un accablement plus profond , plus immense ; Plus d'un apôtre dort au moment de ton deuil , Çt , pour trente deniers que lui solde l'orgueil , Plus d'un Judas pactise avec qui te bafoue Et te livre à l'impie en te baisant la joue ; Et, loin qu'un désespoir rompe son cœur d'airam , Il se présente au peuple avec un front serein I Le mensonge envers toi redouble de vertige , Le sophiste au pilier du savoir te fustige ; Et la dérision , riante, devant toi À plié les genoux et t'a salué roi !

S'effrayant de tes maux , la lâcheté royale , Te vovant recouvert d'une pourpre fatale.

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