‹ PoésiesChapitre 134 sur 225 · LA JEUNE LILLE PARLE · texte numérisé non relu

LA JEUNE LILLE PARLE

Quel air sérieux, ami! Volontiers je te comparerais a ton buste de marbre; comme lui tu ne me donnes aucun signe de vie ; comparée a toi la pierre parait sensible.

L'ennemi se dérobe derrière son bouclier, l'ami doit nous tendre ouvertement le front; je te cherche et tu cherches à m' éviter, reste au moins là comme cette œuvre d'art.

\ ers lequel des deux me tournerai-je ? Je n'éprouverai donc que froideur des deux parts, car lui est inanime et toi tu \is ?

Bref, plus de vaines paroles, je veux embrasser cette pierre tant et tant, que tu m'en arraches avec jalousie.

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