‹ PoésiesChapitre 137 sur 225 · DÉPART · texte numérisé non relu

DÉPART

Moi, que mille baisers ne pouvaient rassasier, je dus, en m'cloigiiant , me contenter d'un seul, après les douleurs

si profondes de la séparation, le rivage dont je \enais de m'arraeher :

Aussi longtemps que je le \ is, avec ses maisons, ses montagnes, ses collines et ses fleuves, me parut un trésor de jouissances. Puis en dernier, an fond des plus lointaines

ténèbres, un œil resta..

A la lin. lorsque mon regard fut borne par la mer, mon désir ardent retomba dans mon cœur, et je cherchai, décourage, ce que j'avais perdu.

Soudain le firmament me parut s'illuminer, et il me sembla que rien ne m'était enlevé et que je possédais tout, oui, tout ce dont j'avais jamais joui!

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