BAGAGE DE ROUTE
11 fallait me désaccoutumer du feu de ses regards, plus longtemps ils ne devaient pas embellir ma vie ; ce qu'on nomme destin ne se laisse guère attendrir, je le sais bien, et m'éloignai l'âme abattue.
Je ne connaissais plus de bonheur désormais, et je commençai à me déshabituer de telle et telle chose jusque- la nécessaire : rien ne me semblait nécessaire que ses regards.
L'ardeur du vin, la volupté multiple des mets, le bienêtre et le sommeil, jusqu'à la compagnie, j'éloignai tout, tellement qu'il me resta fort peu.
Et maintenant je puis en paix courir le monde. Ce dont j'ai besoin on le trouve partout, et je porte avec moi l'indispensable, — l'amour !