‹ PoésiesChapitre 173 sur 225 · XL · texte numérisé non relu

XL

Savez— vous un moyen sur de me taire taire des épigrammes par centaines? Menez-moi loin de ma maîtresse.

Quelle espérance j'ai? lue seule qui m'occupe aujourd'hui : revoir demain ma maîtresse, que je n'ai pas vue depuis huit jours.

.le me suis toujours senti de la répugnance pour les apôtres de liberté ; ce qu'ils veulent en fin de compte, c'est l'arbitraire pour eux. Si tu prétends affranchir la multitude,

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essaie de la servir, et si tu veux savoir combien le jeu en est dangereux , tente-le.

Les rois veulent le bien , les démagogues aussi , dit-on , et pourtant ils se trompent. Hélas! ce sont des hommes comme nous; la multitude n'est pas heureuse lorsqu'il lui arrive de vouloir pour elle , nous le savons ; mais que celui qui s'entend à vouloir pour nous tous le montre donc.

lui.

Mettez-moi en croix tout fanatique a sa trentième année. Lue fois que le monde lui est connu, la dupe devient le fripon.

Les mauvais temps de la France peuvent donner a rellécbir aux grands, aux petits encore plus. Les grands s'abîmèrent; mais qui protégea le peuple contre le peuple? Le peuple fut tyran du peuple.

J'ai traverse de folles époques, et je n'ai jamais manqué moi-même d'être aussi fou que l'époque me le disait.

Dis, n'agissons-nous pas bien? Il faut tromper le peuple. Vois comme il est inepte, comme il est farouche : ineptes et farouches sont toutes les brutes qu'on dupe. Ayez seulement de la probité dans lame, et sachez lui Inspirer des sentiments humains.

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