L'INCONSTANCE
Sur les cailloux du ruisseau je repose, ô clarté! les bras tendus vers Tonde qui s'avance. Lascive elle presse ma poitrine embrasée, et suit son inconstance qui l'entraîne ; un autre flot s'approche, et me caresse à son tour : et je goûte ainsi les joies d'une ivresse changeante.
Et pourtant, parce que ta bien-aimee t'oublie, tu vas perdre dans la tristesse les heures précieuses de la fugitive existence! Oh! rappelle-les ces jours évanouis! et couvre les lèvres de la seconde de baisers aussi doux que ceux que tu donnais naguère a la première.