‹ PoésiesChapitre 40 sur 225 · LA RUPTURE · texte numérisé non relu

LA RUPTURE

Il est si doux de trahir un serment, si difficile d'obéir au devoir ! Hélas ! on ne saurait rien promettre de ce qui répugne à notre cœur.

Tu appelles à ton aide les incantations d'autrefois, tu l'attires encore, lui, à peine guéri, vers la barque fragile de la trop douce folie , tu renouvelles et redoubles le péril.

Que cherches-tu à te cacher de moi ! Sois franche, ne fuis pas mon regard ! Tôt ou tard je devais tout savoir, et maintenant je te rends ta parole.

Ce que j'ai dû faire, je l'ai accompli : que je ne te sois plus un obstacle en rien; mais pardonne à l'ami qui maintenant se détourne de toi , et rentre silencieusement en lui-même.

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