‹ PoésiesChapitre 47 sur 225 · LA DESTRUCTION DE MAGDEBOLRG · texte numérisé non relu

LA DESTRUCTION DE MAGDEBOLRG

0 Magdebourg la ville! qui a des filles si belles, qui a de si belles femmes et filles ! 0 Magdebourg la ville !

Quand tout fleurit au printemps, Tilly s'avance à travers jardins et champs en fleur; Tilly s'avance.

Tilly est la dehors. Qui sauvera la ville et le palais? a Va, mon cher, va, sors par la grande porte, et bats-toi avec lui, là dehors.

— Il n'y a pas de presse encore, laisse-le gronder et menacer : que j'embrasse tes joues roses. Il n'y a pas de presse encore.

Le désir me consume; pourquoi faut -il que je sois riche! Ton père succombe peut-être déjà. Enfant, tu m'ùtes mon courage !

— 0 mère, donne-moi du pain! Mon père est-il donc mort? 0 mère, un seul morceau de pain!... Oh! quelle misère affreuse !

— Ton père est mort, les bourgeois fuient, le sang coule le long des rues. Ou fuirons-nous? ou irons-nous? »

L'église tombe avec fracas ; la-haut le palais brûle, le toit chancelle, les ilammes en sortent — au dehors! dans les rues! sur les places!

Ah ! plus de salut ! Les soldats encombrent les rues; ils jurent, pillent, brûlent. Ah! plus de salut!

Les maisons s'écroulent ! Où est mon bien, ton bien? Ce sac n'est pas a toi, jeune fille qui fuis.

Les femmes ont bien peur, les jeunes filles encore plus.

LIEDS. 2ô

et celles (nui vivent ne sont plus vierges. Ainsi passe l'armée de Tillv !

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