‹ PoésiesChapitre 93 sur 225 · LE RUISSEAU · texte numérisé non relu

LE RUISSEAU

J'ai tant de peine, tant de peine à quitter ce lieu ; je ne serpente plus que doucement par les prés, et si ce n'était que de moi, j'aurais bientôt rebroussé chemin.

LE JEUNE GARSi

Compagnon de mes peines amoureuses, je pars ; peutêtre un jour auras-tu pour moi un murmure de joie. Va, dis-lui tout de suite, et dis-lui souvent ce qu'en silence le jeune gars désire et espère.

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