PETITES MISÈRES D'AOUT
">h ! quelle nuit d'étoiles, quelles saturnales I Oh ! mais des galas inconnus Dans les annales Sidérales I Bref, un Ciel absolument nu 1
0 Loi du Rythme sans appel !
Que le moindre Astre certifie Par son humble chorégraphie.
Mais nul spectateur éternel.
Ah ! la Terre humanitaire N'en est pas moins terre-à-terre I Au contraire.
}0t PO£SI£S
La Terre, elle est ronde Gomme un pot-au-feu, C'est un bien pauv' monde Dans l'Inûni bleu.
Cinq sens seulement, cinq ressorts pour nos essors..,
Ah ! ce n'est pas un sort !
Quand donc nos cœurs s'en iront-ils en huit ressorts 1
Oh ! le jour, quelle turne !
J'en suis tout taciturne. Oh ! ces nuits sur les toits Je finirai bien par y prendre froid.
Tiens, la Terre, Va té faire Très lan-laire !
— Hé 1 pas choisi D'y naître, et hommes t Mais nous y sommes, Tenons-nous-y.
DES FLEUns DE BONNE VOLONTB 195
La pauvre Terre, elle est si bonne!...
Oh ! désormais je m'y cramponne De tous mes bonheurs d'autochtone.
Tu te pâmes, moi Je me vautre.
Consolons-nous les uijs les autres.
lOti • POESIKS
SOIRS DE l^TES
Je suis la Gondole enfant chérie
Qui ai rive à la fin (Je la fêle,
Pour je ne sais quoi, par bouderie,
(Un soir trop beau me monte à la lêle I)
Me voici déjà près de la digue;
Mais la foule sotte et pavoisée.
Ah ! n'accourt pas à l'Iùifant Prodigue I
Et danse, sans perdre une fusée...
Ah ! c'est comme ça, femmes volages I C'est bien. Je m'exile en ma gondole (Si frêle !) aux mouettes, aux orages.
Vers les uiallieurs qu'on voit au Pôle!
— Et puis, j'attends sous une arche noire... Mais nul ne vient; les lampions s'éteignent; l!t jf maudis la nuit et la gloire 1 El ce cœur qui veut qu'on me dédaigne !
UtS FLEt'IiS Uli HOXMi VOLUME 197