‹ PoésiesChapitre 48 sur 64 · PETITES MISÈRES D'AOUT · texte numérisé non relu

PETITES MISÈRES D'AOUT

">h ! quelle nuit d'étoiles, quelles saturnales I Oh ! mais des galas inconnus Dans les annales Sidérales I Bref, un Ciel absolument nu 1

0 Loi du Rythme sans appel !

Que le moindre Astre certifie Par son humble chorégraphie.

Mais nul spectateur éternel.

Ah ! la Terre humanitaire N'en est pas moins terre-à-terre I Au contraire.

}0t PO£SI£S

La Terre, elle est ronde Gomme un pot-au-feu, C'est un bien pauv' monde Dans l'Inûni bleu.

Cinq sens seulement, cinq ressorts pour nos essors..,

Ah ! ce n'est pas un sort !

Quand donc nos cœurs s'en iront-ils en huit ressorts 1

Oh ! le jour, quelle turne !

J'en suis tout taciturne. Oh ! ces nuits sur les toits Je finirai bien par y prendre froid.

Tiens, la Terre, Va té faire Très lan-laire !

— Hé 1 pas choisi D'y naître, et hommes t Mais nous y sommes, Tenons-nous-y.

DES FLEUns DE BONNE VOLONTB 195

La pauvre Terre, elle est si bonne!...

Oh ! désormais je m'y cramponne De tous mes bonheurs d'autochtone.

Tu te pâmes, moi Je me vautre.

Consolons-nous les uijs les autres.

lOti • POESIKS

SOIRS DE l^TES

Je suis la Gondole enfant chérie

Qui ai rive à la fin (Je la fêle,

Pour je ne sais quoi, par bouderie,

(Un soir trop beau me monte à la lêle I)

Me voici déjà près de la digue;

Mais la foule sotte et pavoisée.

Ah ! n'accourt pas à l'Iùifant Prodigue I

Et danse, sans perdre une fusée...

Ah ! c'est comme ça, femmes volages I C'est bien. Je m'exile en ma gondole (Si frêle !) aux mouettes, aux orages.

Vers les uiallieurs qu'on voit au Pôle!

— Et puis, j'attends sous une arche noire... Mais nul ne vient; les lampions s'éteignent; l!t jf maudis la nuit et la gloire 1 El ce cœur qui veut qu'on me dédaigne !

UtS FLEt'IiS Uli HOXMi VOLUME 197

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