LA VIE QU'ELLES ME FONT MENER
Pas moi, despotiques Vénus
Offrant sur fond d'or le Lotus
Du Mal, coiffées à la Titus !
Pas moi, Circées Aux yeux en grand deuil violet comme des pensées ?
Pas moi, binious Des Papesses des blancs Champs-Elysées des fous,
Qui vous relayez de musiques
Par le calvaire de techniques
Des sacrilèges domestiques!
Le mal m'est trop ! tant que l'Amour S'échange par le temps qui court. Simple et sans foi comme un bonjour,
268 fOESIËS
Des jamais franches A celles dont le Sort vient le poing sur la hanche,
Kt que s'éteint La Rosace du Temple, à voir, dans le satin, Ces sexes livrés à la grosse Courir, en valsant, vers la Fosse' Commune des Modernes Noces.
Q Rosace ! leurs charmants yeux C'est des vain? cadrans d'émail bleu Qui marquent l'heure que l'on veut, Non des pétales,
I)<' mn Soleil des Basiliques Nuptiales f Au premier mot,
Peut être (on est si distinguée à fleur de peau!) Elles vont tomber en syncope Avec des regards d'antilope; — Mais tout leur être est interlope !
Tu veux pas fleurir fraternel ?
C'est bon, on te prendra tel quel, Petit mammifère usuel !
Môme la blague Me chaut peu de te passer au doigt une bague.
DES FLtfUS DE UONNE VOLu.ME
2oy
— Oh! quel grand deuil, Pourtant, leur ferait voir leur frère d'un autre œil! Voir un égal d'amour en l'homme Et non une bête de somme Là pour lui remuer des sommes î
Quoi ? vais-je prendre un air géant, Et faire appeler le Néant ?
Non, non; ce n'est pas bienséant.
Je me promène I^.-irmi les sommités des colonies humaines; Du bout du doigt feuillette les versions de l'Unique Loi. Et je vivotte et m'inocule Les grands airs gris du crépuscule, Et j'en garrule ! et j'en garrule !
2[{\ por.siES
DIMANCHES
Mon Sort est orphelin, les vêpres ont tu leurs cloches...
Et ces pianos qui ritournellenr, jamais las !...
Oh ! monter, leur expliquer mon apostolat !
Oh ! du moins, leur tourner les pages, être là,
Les consoler ! (J ai des consolations plein les poches)...
Les pianos se sont clos. Un seul, en grand deuil, s'obstine.
Oh ! qui que tu sois, soeur! à genoux, à tâtons,
Baiser le bas de ta robe dans l'abandon !...
Pourvu qu'après, tu me chasses, disant : « Pardon !
« Pardon, m'sieu, mais j'en aime un autre, et suis sa cousine I
Oh ! que je suis bien infortuné sur cette Terre !... Et puis si malheureux de ne pas être Ailleurs ! Ailleurs, loin de ce savant siècle batailleur... C'est là que je m'créerai un petit intérieur, Avec Une dont, comme de Moi, Tout n'a que faire.
Une maigre qui me parlait, Les yeux hallucinés de Gloires virginales, De rendre l'âme, sans scandale, Dans un flacon de sels anglais...
Une qui me fît oublier Mon art et ses rançons d'absurdes saturnales, En attisant, gauche vestale, L'Aurore dans mes oreillers...
Et que son regard Sublime Comme ma rime Ne permît pas le moindre doute à cet égard.
XXXÎX PETITES iMISÈUES DE MAI
On clil : l'Express Pour Bénarès I
La Basilique
Des gens cosmiques!
Allons, chantons Le Grand Pardon !
Allons, Tilyres
Des blancs martyres!
Chantons : Nenni I A l'Infini;
DES FLtUllS DE UU.\.\L VOLONTE 213
Hors des clôtures De la Nature !
(Nous louerons Dieu, En temps et lieu.'i
Oh ! les beaux arbres En candélabres!...
Oh! les refrains Des Pèlerins !...
Oh ! ces toquades De Croisades!...
— Et puis, fourbu Dès le début.
Et retour louche...
— Ah ! tu découches I
21i POESIES