‹ Poésies légèresChapitre 100 sur 132 · DE LAURE T · texte numérisé non relu

DE LAURE T

L'amitié , je l'avoue , est trop ambitieuse , Et ne peut en tout temps occuper votre cœur : Hé bien , oubliez-moi, quand vous serez heureuse^ Mais ressouvenez-vous de moi dans le malheur.

ÉPIGRAMME

Damis de six chevau-s attelle sa Lerliue ; Où court-il donc si vite ? hélas ! à sa ruine.

AUTRE

Traduite de l'espagool.

Un fossoyeur, dans le terrestre asile , Tenait de placer un mari , Et dans son dernier domicile Il s'empressait de le mettre à l'abri.

Tout en réfléchissant qu'il faut bien peu de place ,

Pour loger messieurs les humains, Dans la fosse notre homme entasse Tout ce qui tombe sous ses mains.

Il-y jette et cailloux et terre Et de maints trépassés le triste etcœtera ! Une corne se trouvait là ; Il ne savait ce qu'il devait en faire : Jetez , jetez , lui dit quelqu'un -, C'est encore , j'en jure , un des os du défunt.

Page 1