A MADAME J. D
Pour fêter mainte et mainte belle Frivole eu ses désirs, plus frivole en ses goûts , Le Caprice léger va semant d'un coup d'aile Petits vers à la rose, et fragiles Lijoux ; Mais la fille des arts, et leur noble interprète, Demande à l'amitié des tributs plus flatteurs :
Nous voulons célébrer sa fête ; Que faut-il à Julie en sa douce retraite ? Des crayons , des pinceaux , une lyre , et des fleurs.
^4o POÉSIES LÉGÈRES.
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FRAGME>'TS
d'une comédie I^'TITrLÉE : uke frakçaise.
J'avais essayé de reproduire dans cet ouvrage celte alliance de vertu et de coquetterie, de frivolité et de raison supérieure , qui prête tant de charmes aux femmes de mon pays ; rien de plus aimable et de moins facile à peindre que ce mélange singulier, que cet assemblage incohérent de qualités solides et de défauts brillants.
En France, mais en France seulement, l'étac de la société , l'éducation des femmes , leurs intérêts et leurs plaisirs mêlés aux nôtres , donnent un développement complet à cette humeur native, à cette sensibilité mobile qui s'attache tantôt à une action héroïque , qui s'associe en un moment aux pensées les plus fortes , aux sentiments les plus nobles, et aux sensations les plus tendres : le modèle de mon Astérie n'est pas rare , mais il ne se trouve que dans
Ces belles contrées
Où d'uQ peuple poli les femmes atdorées , Compagaes d'ua époux , et reines en tous lieux ,
Libres sans déshonneur, honnêtes sans contrainte, Ke doivent pas du moins leurs vertus à leur crainte.
On m'avait fourni le sujet et le modèle ; ma pièce , destinée pour un théâtre de société, y avait obtenu un succès de circonstance qui ne m'a pas suffisamment rassuré sur le sort qu'elle aurait pu éprouver sur un théâtre public : je n'ai pas même cru devoir lui donner place dans la collection de mes oeuvres dramatiques , et je me suis borné à en conserver ces légers fragments.
( Astérie est interrogée par la jeune Ida , sa pupille. )