‹ Poésies légèresChapitre 117 sur 132 · UN ESCLAVE · texte numérisé non relu

UN ESCLAVE

Au sommet d'une tour obscure Prépare-toi donc à mourir } De la plus vile nourriture Ta faim ne pourra s'assouvir; Tu gémiras dans la souftVancc, Sans témoins, secours, ni repos , Et le bienfait de l'espérance Ne soulagera pas tes maux.

ZEUXIS

Des lois j'invoquerai la suprême vengeance.

l'esclave.

Nous savons le moyen de t'imposer silence. Tes pinceaux ou des fers!... Choisis.

ZEUXIS

Oseriez-vous bien, vils esclaves , Par de Uctriasantcs entraves ,

Déshonorer les mains de Timmortel Zeuxis ?

LE CHOEUR

Le héros que chérit Athènes , etc.

zECXis , au milieu des esclaves.

Plutôt que jusques-Ià ma fierté s'humilie ,

Et que les faveurs du génie

Soient le prix de la trahison , Dans le fond des enfers j'irai peindre Plutou.

LE CHOEUR

Lui-même a prononcé sa peine j Plus de délai, plus de pitié j Sourd à la voix de l'amitié , Qu'il soit victime de la haine , Qu'il périsse oublié.

ZEUXIS

Lâches ! en vain vous m'ôteriez la vie j Un homme tel que moi, jamais on ne l'oublie,

LE CHOEUR , le pressant.

Plus de délais, plus de pitié.

ZEUSIS.

D'un odieux tyran complices mercenaires , D'un glaive seulement osez armer mon bras!...

[A part.) Mais de quoi serviront mes efforts téméraires , Et quels dieux invoquer pour sortir d'embarras I

LE CHOEUR

[Apart.)

Sa fermeté chancelle j Saisissons , Enchaînons , Son audace rebelle.

{Ils se jettent SUT lai.)

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